GE: ARRESTATIONS DE TROIS AUTEURS PRESUMES DE TRAITE D’ÊTRES HUMAINS

Veröffentlicht: 7. August 2013 in + Artikel in den Kantonen, + Artikel mit Gefangenen, + Ausländische Herkunft, + Begangene Delikte, GE, Menschenhandel, Rumänien
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Dès le mois d’août 2012, des plaintes ont été enregistrées à une dizaine de ressortissants roumains, dénonçant les agissements d’un homme (Roumanie-1970), avec la complicité de sa femme (Roumanie-1972) ainsi que d’un autre compatriote (Roumanie-1984), lequel était son „lieutenant“. 

Une enquête d’envergure a donc été menée par la brigade de lutte contre la migration illicite, dans un milieu où obtenir des informations est très difficile. Les investigations menées à Genève et en Roumanie ont permis de mettre en lumière que l’homme de 1970 organisait le transport de Roumains en Suisse et plus particulièrement à Genève, en vantant à ses compatriotes le fait que la Suisse est un Eldorado et qu’il y est aisé d’y commettre des vols, de se prostituer ainsi que de mendier. Il était aidé dans cette tâche de recrutement par son épouse.

Les roumains étaient ensuite acheminés à Genève en fourgon et signaient un formulaire dans lequel ils s’engageaient à rembourser le transporteur pour des sommes comprises entre 120 et 200 Euros.

Une fois en Suisse, les victimes de ce „parrain“ découvraient que la vie ne correspondait pas à l’Eldorado décrit et que rembourser leurs dettes s’avérerait plus compliqué. De plus, un intérêt de 100% de la somme initialement due leur était demandé après chaque semaine supplémentaire. Après un mois, l’intérêt s’élevait donc à 300 % et des menaces étaient proférées contre les victimes, comme notamment brûler leur maison familiale en Roumanie ou d’user de violence physique contre leur famille restée au pays. A cet effet, le „lieutenant“ du principal intéressé assurait ces tâches d’intimidations en Roumanie, tandis que le „parrain“ faisait de même à Genève auprès de ses victimes.

Les interpellations des trois intéressés se sont déroulées sur sol genevois, au début du mois d’août 2013. Le principal intéressé a reconnu les faits reprochés. Son épouse a également reconnu son implication dans cette activité en expliquant notamment qu’elle fournissait à son mari la liste des débiteurs. Quant au „lieutenant“, il a nié avoir exercé des pressions psychologiques ou physiques sur ses compatriotes restés au pays.

Précisons que lors de l’interpellation des trois intéressés, les policiers ont découvert notamment des listes sur lesquels les victimes apposaient leur signature, s’engageant à rembourser le prix du transport vers la Suisse.

La brigade de lutte contre la migration illicite de la police judiciaire genevoise poursuit les investigations, sous l’autorité du Ministère public genevois, afin de dénoncer d’autres actes similaires.

Il est à relever que cette affaire s’inscrit dans le cadre des axes de lutte contre la criminalité, décidés conjointement par le Conseil d’Etat et le Ministère Public.

De son côté, le Département de la sécurité va renforcer dès le mois de septembre sa participation au dispositif intercantonal de lutte contre la traite des êtres humains placé sous les auspices du Département fédéral de justice et police, par de nouvelles ressources en personnel et en projets.

Quelle: kapoGE

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