GE: FLASHÉ, IL REVIENT SUR LES LIEUX ET DÉTRUIT UN RADAR

Veröffentlicht: 30. November 2012 in + Artikel in den Kantonen, + Artikel mit Gefangenen, + Artikel ohne Migration, + Begangene Delikte, Diebstahl, GE, Sachbeschädigung, Schweiz
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Un homme né en 1992, originaire de Genève, domicilié à Chêne-Bougeries, a été appréhendé pour dommages à la propriété, vol et conducteur se trouvant dans l’incapacité de conduire

Le 8 juillet 2012 la cabine du radar fixe situé à la route de La-Capite était endommagée par un inconnu. La vitre supérieure du radar avait été brisée et les deux caméras montées sur le radar ainsi qu’une clé USB se trouvant à l’arrière de l’appareil avaient disparu. Des éléments de câblerie et de l’appareil avaient également été retrouvés dans les environs.

Il est apparu, lors de l’examen technique, que les données du film étaient toujours intactes dans le matériel laissé sur place. L’ensemble des éléments ainsi que les photographies des infractions ont été analysées. Le montant total des dégâts se chiffre à CHF 73’000.-.

Le relevé biologique effectué sur divers éléments de l’appareil a permis d’identifier un profil ADN masculin. Dès lors, les enquêteurs ont procédé à l’audition des personnes ayant commis des délits de vitesse et se trouvant sur le dernier film en exploitation au moment des faits. Il est apparu que le 8 juillet 2012 à 02h53, soit 40 minutes avant l’arrêt complet de notre appareil consécutif aux dégâts, un usager avait été contrôlé à la vitesse de 122 km/h sur cette portion de route où la vitesse est limitée à 60 km/h.

Le prévenu a été auditionné dans un premier temps au sujet du délit de vitesse enregistré par le radar. Il a expliqué être sorti en soirée avec un ami de passage à Genève, au moyen de la voiture de sa mère. Ayant bu quelques verres lors de cette soirée et ne pas se sentir en état de conduire, pour regagner son domicile, il a laissé le soin à son ami de conduire. Contacté, l’ami confirme cette version des faits. Dès lors, une demande d’entraide judiciaire effectuée auprès des autorités françaises a été déposée afin de traiter la procédure de délit de vitesse, l’ami étant domicilié dans l’Hexagone.

Lors de sa déclaration, le prévenu a nié être l’auteur des dommages et du vol de l’appareil radar. Un prélèvement d’ADN a alors été ordonné et analysé. Les résultats ont clairement fait apparaître que le profil relevé sur le radar correspond à l’intéressé. Il est donc établi que l’homme manipulé la cabine, l’appareil radar, ainsi que les pièces démontées et trouvées à proximité.

Le 29 novembre 2012, il a donc été convoqué à nouveau dans les locaux de la police. Confronté aux éléments techniques, l’intéressé est revenu sur ses déclarations précédentes et il a reconnu les faits en ce qui concerne le dommage considérable à la propriété sur la cabine et l’appareil radar et le vol d’une clé USB. En ce qui concerne le délit de vitesse, il a persisté dans le fait que son ami conduisait le véhicule.

Néanmoins, il explique avoir vu le flash du radar. Il est donc rentré à son domicile où son ami a parqué la voiture. Ensuite, en toute discrétion, il est retourné, tout seul, sur l’emplacement du radar à la route de La-Capite, s’étant muni préalablement d’une pince et d’un pied de biche. Il a ensuite vandalisé la cabine radar, endommageant la porte et la vitre pour avoir accès à l’appareil. Lorsque cela a été possible, il a coupé les fils, arraché les deux caméras qu’il prétend avoir dispersé dans les champs avoisinant puis a volé la clé USB se trouvant à l’arrière de l’appareil avant de rentrer à son domicile. Lors de la commission de son forfait, l’intéressé s’est blessé à une main.

Une perquisition a été effectuée à son domicile. En ces lieux, la clé USB dérobée a été retrouvée. Quant aux deux caméras, elles n’ont à ce jour pas été retrouvées.

Lors de sa première audition,  l’homme a affirmé avoir bu une bouteille de vin blanc pendant la soirée concernée, raison pour laquelle il a laissé le volant de sa voiture à son ami. Or, après être rentré à son domicile, il a ensuite admis avoir repris le volant pour commettre son forfait. Il a donc circulé depuis son domicile et jusqu’à la route de La-Capite puis est rentré chez lui, au volant de sa voiture.

Vu ce qui précède, l’intéressé a été mis à disposition du Ministère public.

Quelle: kapoGE

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